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Une contraception sans hormone : le stérilet au cuivre

Aujourd’hui je viens te parler d’un sujet qui me tient vraiment à coeur : la contraception ! J’ai enfin décidé de t’en parler car ça y est le 21 mars ça faisait 1 an tout pile que je m’étais fait poser mon stérilet au cuivre !

Je voulais vraiment avoir du recul pour t’écrire cet article car ce n’est pas en quelques semaines qu’un corps se remet de plusieurs années d’une contraception hormonale telle que la pilule.

Nous allons aborder plusieurs aspects et j’espère que j’aurais abordé dans cet article tous tes questionnements et éventuellement tes craintes.

Voilà de quoi nous allons parler :

  • Moi et la contraception
  • Le premier rendez vous & la pose
  • Les jours et semaines qui suivent
  • Quid de mes règles ?
  • Après un an

Je vais essayer de te raconter précisément mon histoire contraceptive, comment j’en suis arrivée à choisir un DIU cuivre, etc.


MOI ET LA CONTRACEPTION :

J’avais peut-être 14/15 ans quand j’ai eu mon premier rapports sexuel. J’étais avec ce garçon depuis déjà 2 voir 3 ans (et nous sommes d’ailleurs toujours ensemble aujourd’hui 🧡) Je ne prenais donc rien à ce moment là et nous nous sommes évidemment protégés. Après que mes parents l’aient découvert j’ai été amené illico presto au médecin généraliste pour me faire prescrire la pilule.

La pilule qui m’a été prescrite était Leeloo Gé qui est une pilule minidosée. Je ne peux malheureusement pas te donner plus de détails car je n’y connais absolument rien dans ce domaine. C’était une plaquette de 21 jours et environ 2 ou 3 jours après l’arrêt j’avais mes règles pendant 4 à 5 jours. Elles étaient légères et j’avais déjà un peu mal.

J’ai pris cette pilule pendant 5 ans à peu près. C’est d’ailleurs la seule que j’ai prise, je n’ai jamais changé. Elle m’a aidé à faire diminuer mon acné, je n’ai jamais eu de prise de poids ni quoi que ce soit.

Il y a quelques années je réfléchissais déjà à d’autres moyens de contraception plus respectueux de mon corps. En effet je ne voulais plus d’hormone et m’étais un peu renseignée sur le stérilet. Celui au cuivre m’avait paru la meilleure alternative car il ne contenait pas d’hormone. Malgré mes réflexions je ne pensais absolument pas à changer de contraception tout de suite. Je n’avais ni le temps ni l’envie et pour l’instant cela me convenait.


LE PREMIER RENDEZ VOUS ET LA POSE :

En 2019, j’avais donc 20 ans, j’ai décidé de prendre mon premier rendez vous chez le gynécologue. Il était prévu le 05 mars à 14h30. Je me suis donc rendue pour la première fois dans ce genre d’endroit. La gynécologue était adorable et bref, arrive le moment que tout le monde redoute. T’es à poil les pieds dans les étriers ! Les examens se font et tout est ok. Elle me pose avant des questions sur mes rapports, mon moyen de contraception bref des informations dont elle a besoin pour mieux connaître mon corps et moi.

Une fois qu’elle visualise où j’en suis dans ma contraception elle me demande si elle me convient et si j’ai déjà envisagé d’en changer. Je suis surprise, j’étais déjà pas mal stressée je n’avais donc pas prévu de parler de ça dès le premier rendez mais je me dis que c’est l’occasion.

J’explique donc mes recherches, mes envies, j’expose mes questionnements et elle répond vraiment à tout et me rassure beaucoup. Elle m’explique que si j’en ai envie on peut prendre un nouveau rendez vous le 21 mars pour poser un stérilet au cuivre. J’accepte.

Elle me donne une ordonnance pour le stérilet afin que j’aille l’acheter à la pharmacie pour la pose du 21.

Là arrive un quiproquo mais je vais t’expliquer aussi ce qu’il faut normalement faire et pas juste ma bêtise. On parle de la prise de ma pilule et de quand l’arrêter par rapport à la pose. Je comprends que je dois la prendre de manière à ne pas avoir mes règles à ce moment là.

Sauf que normalement c’est l’inverse. Le gynéco te demande, si possible, d’avoir tes règles car la pose est moins douloureuse. Mais moi j’avais rien compris.

Entre temps je suis allée à la pharmacie acheter le stérilet. Du fait que je n’ai jamais eu d’enfant ni de grossesse le stérilet choisi par ma gynécologue a été le : Mona Lisa NT Cu380. Il coûtait une trentaine d’euros mais je me rappelle avoir été remboursé de la quasi totalité.

De retour à la maison j’ai ouvert la boîte, juste pour voir à quoi ça ressemblait, sans bien évidemment ouvrir le plastique de protection. Dans l’emballage il y avait donc le fameux stérilet, j’étais d’ailleurs rassurée par sa petite taille. Il y avait également une sorte de paille transparente. Elle servira à replier les deux petites ailes du stérilet, en les collant contre le corps en cuivre. Il aura donc un forme rectiligne plus pratique à insérer qu’une forme en « T » comme tu t’en doutes.

Le 21 mars arrive enfin. J’arrive donc toute pimpante (non en vrai j’étais liquide de stress) au cabinet et j’attends mon tour.

Je précise, normalement ils préfèrent quand l’on vient accompagné pour éviter de conduire sur le retour si on ne se sent pas très bien. Mon chéri était en cours je suis donc venue seule, mais voilà comme ça tu sais.

Arrive mon heure de rendez vous. J’entre dans la salle et je vois une autre personne : une interne. C’est elle qui va me poser le stérilet. La pression monte d’un cran quand je me dis que deux personnes en même temps vont me voir dans une position plutôt gênante. Mais je me dis qu’après tout c’est leur métier pas besoin de se stresser pour ça.

Entre temps ma gynéco comprend que je n’ai pas mes règles car j’avais mal compris. Elle me rassure et me dit que ce n’est pas un souci. Je lui dis aussi que j’ai trop envie de faire pipi mais que je n’ai pas eu le temps en arrivant. Elle me dit là aussi que ce n’est pas grave, et que justement la vessie va aider à faire je sais plus quoi et ce sera donc moins douloureux. Ça me rassure.

Petits tips personnellement j’ai mis une robe à chaque rendez vous. Ça permet quand on te demande de te déshabiller de juste enlever ta culotte mais d’avoir quand même ta robe baissée avant d’aller sur le siège. Enfin perso je trouvais ça mon gênant que d’être vraiment cul nu, à toi de voir.

Je me mets donc en position. Ma gynécologue habituelle me tape la discute pour me détendre, me parle de tout et de rien. L’interne quant à elle prépare le terrain et le stérilet. Elle m’explique la procédure. Ça y est elle est en train de le poser. Ça douille, ça douille !! Je suis contractée de tous les côtés et je lâche même un petit cri en mode « Oh la vache ». La gynéco me demande de respirer, de me décontracter. Tout va bien, c’est normal.

L’interne continue son affaire et je pense que… peut être 10 secondes après elle ressort la paille qui servait à la pose et c’est terminé.

Pour vérifier que le stérilet est bien placé la gynéco me fait une échographie. Elle me montre sur l’écran mon stérilet (c’était assez chelou de le voir) et me dit qu’il est bien posé et que tout est ok. J’ai tellement envie de faire pipi qu’à chaque fois qu’elle pressait la sonde contre mon bas ventre, c’était horrible ! T’appuyer sur la vessie quand tu veux faire pipi c’est le pire !

À ce moment là je me sens un peu vaseuse, une petite douleur de fond. Ce qui est normal quelques minutes après la pose. Je sors de la salle et je me rue faire pipi (j’ai demandé avant si je pouvais). Bon déjà ça fait du bien haha, mais je sens que mes jambes sont en coton et j’ai un tout petit peu de sang dans la culotte, mais elle m’avait prévenu.

Je sors du gynéco et j’avoue que je ne me sens pas de reprendre la voiture tout de suite. Je m’assois sur un trottoir pour appeler mon chéri et lui raconter. Ça m’a permis de me poser 10 minutes et de reprendre mes esprits. Je rentre en voiture, le trajet se passe bien.


LES JOURS & SEMAINES QUI SUIVENT :

J’arrive chez moi. Je n’ai pas vraiment mal mais c’est une sorte d’état général ou je ne me sens pas au top de ma forme. Mon chéri rentre vers 16h00 (j’avais rdv à 14h) et là pendant que je lui raconte de vive voix je sens que j’ai mal. Je me mets donc dans le lit, avec un plaid et je me recroqueville en mode foetus. Ce n’est vraiment pas agréable, mais encore une fois c’est normal.

Après plusieurs jours la douleur s’estompe jusqu’à ne plus rien ressentir du tout. Je n’ai pas très bien vécu cette période car outre la douleur l’idée d’avoir quelque chose de nouveau en moi me faisait peur. Je n’osais pas toucher mon bas ventre, quand mon copain l’effleurait pour rigoler je pouvais me mettre à pleurer. Même si c’était idiot j’angoissais de le toucher, de le sentir. Après quelques semaines cette sensation est complètement passée.


QUID DE MES RÈGLES :

La gynécologue m’avait prévenu que ce serait un peu l’anarchie car mon système hormonal allait doucement reprendre ses marques. Prendre la pilule dérègle tout ça et les règles que nous avons sous pilule ne sont pas « nos véritables règles ».

Arrive le moment où, en temps normal je devrais avoir mes règles. Je n’ai rien mais je ne m’inquiète pas. Quelques jours après elles arrivent. Là mon pote c’est l’APOCALYPSE ! Moi qui avait des règles très légères là…. mais là c’était… je savais même pas comment faire ! Les serviettes hygiéniques tenaient une heure, le sang n’arrêtais pas de couler lorsque j’allais aux toilettes, bref que de nouveaux sentiments que je ne connaissais pas.

Je comprenais bien qu’il allait falloir que je redécouvre mon corps et surtout que je lui laisse le temps de se re découvrir lui-même.

En plus de ça, j’ai davantage de douleurs. Ça m’avait été annoncé, le stérilet cuivre est connu pour provoquer parfois davantage de douleurs, ce qui est le cas pour moi. Mais évidemment cela reste « gérable » et si ça ne l’était plus je ferais des test, des analyses pour déceler un éventuel problème.

Lorsque mes prochaines règles sont arrivées je me suis aussi rendu compte qu’elles prenaient de plus en plus de temps à arriver. D’habitude je les avais tous les 24/25 jours et maintenant c’est tous les 30/31 jours. Il a fallu beaucoup de cycles pour qu’elles se stabilisent vraiment.

Tellement qu’à un moment j’avais un tel retard que j’ai cru être enceinte, j’avais 10 à 12 jours de retard. Il a fallu acheter un test de grossesse, même s’il était négatif j’ai préféré aller voir ma gynéco pour éventuellement faire une prise de sang. Elle me dit que pour elle ce n’est pas ça, que le délai pour avoir des doutes n’est pas dépassé et que vu le changement de contraception un tel retard peut être normal. Évidemment le soir même de mon rendez vous j’avais mes règles. Comme quoi, en stressant je les empêchais d’apparaître !


APRÈS UN AN :

Après un an je suis toujours heureuse de cette nouvelle contraception. Elle m’a permis de me rendre compte que je n’avais pas le même comportement sous pilule. J’étais assez lunatique, changeante, etc. Je ne sais pas comment expliquer mais je me sens différente dans mes attitudes et réactions. En plus de ça je ressens également ma période menstruelle autrement. Avant c’était vraiment du « factice ». J’étais réglée comme une horloge, je ne connaissais plus mon cycle. Enfin si, mais sous pilule. Je ne me rappelais plus comment se passait cette période avant ça.

Maintenant c’est différent. J’ai l’impression d’être davantage investie, de voir mon cycle autrement, un peu comme si je redécouvrais mon corps et ça c’est vachement agréable !

En plus de ça j’utilise maintenant des protections réutilisables. Des culottes de règles ou des serviettes et je suis refaite ! Là aussi je ressens vraiment différemment mon cycle et mon rapport à mon corps a beaucoup changé. Bref, comme tu as pu le comprendre je suis heureuse de mon choix concernant la contraception même si, bien sûr, chacun des moyens de contraception possède ses avantages et ses inconvénients.

À toi de trouver le tien.

J’espère que cet article t’aura aider à te faire ton opinion et à répondre à tes questionnements ! Des bisous 🧡

(6 commentaires)

  1. Bonjour, merci beaucoup pour ton article. Ça va faire 5 ans que je suis sous pilule et je songe de plus en plus à passer au stérilet en cuivre. J’en ai marre de me gaver d’hormones dangereuses pour moi et la planète et de ne plus avoir de « vraies » règles. C’est aussi une charge de plus, penser à la prendre tous les jours, c’est épuisant…
    Bref, merci d’avoir mis des mots sur ton expérience.

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  2. J’étais motivée à me débarrasser des ces fichus hormones (pilule) donc j’ai fait pareil, j’en ai discuté avec ma sage femme. Elle m’a également parlé du stérilet en cuivre (même si j’étais déjà renseignée je l’avoue). Pas une ni deux, je prends rdv pour le mois suivant. Le jour j j’étais partagée entre un peu de stress et un peu de soulagement de ne plus avoir à reprendre la pilule. Ma sage femme a fait 2 tentatives et n’a jamais pu me poser le stérilet… mon col n’a jamais voulu s’ouvrir. Quelle déception ! Tant de douleurs pour rien ! Depuis, je continue la pilule de peur de ré-essayer et avoir super mal.. j’aurais tellement aimé que tout se passe bien…

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