Je ne suis pas écolo !

L’article d’aujourd’hui est un peu différent de d’habitude mais je pense qu’il est essentiel. Ici, je partage avec vous mon nouveau mode de vie qui va vers le naturel en essayant de consommer le moins possible et faire maison le plus possible. Je refuse les sacs plastiques, j’amène mes couverts et assiettes lorsqu’un repas va utiliser des assiettes en plastique et bien d’autres choses.  Jusque la rien de bizarre….

Sauf qu’à partir de là on me catégorise comme une écolo ! Je me demande à quel moment dans notre vie, dans la vie en générale, une personne qui fait les choses comme je les fais est un « écolo ». Non, pour moi cette personne n’est pas un écolo. Je ne suis pas un écolo. Je suis un personne normale. Ce sont ceux qui vont sans se poser de questions dans les super-marchés, qui préfèrent privilégier leur confort au lieu du bien-être de la planète qui ne sont pas normaux. Je suis normale. Eux sont « anti-planète ».

Je me demande à quel moment l’humanité a commencé à se dire que les gens qui essaient de vivre en harmonie avec la nature ne sont pas normaux. Je ne comprends pas comment on en est arrivé là. Des a priori, des clichés, des histoires de confort….. Ça me rend vraiment, vraiment triste.

Tous les jours je vis des situations de ce genre. L’autre fois un de mes proches a vu une botte de foin et m’a dit : « Ça te plaît ça ? Tu aimes bien la nature toi. » Je suis désolée mais je ne vois pas le rapport ni l’utilité d’une remarque comme ça. C’est comme si moi je voyais une super marché et que je disais « Ça te plait ça ? Tu aimes bien détruire la planète en achetant suremballé dans un magasin qui pollue, maltraite des animaux, et exploite des personnes ? ». 

Papa, maman je sais que vous me lisez et je m’excuse pour ce que je vais écrire mais c’est la vérité (mais je vous aime quand même ❤️). Je leur ai offert un cake vaisselle que j’ai fabriqué en Mai. Ils ne l’ont pas touché. Je leur ai fait essayé malgré tout, puis plus tard, j’ai demandé s’ils l’utilisaient du coup. Ils m’ont répondu « oui, mais tu comprends, la vaisselle glisse, c’est bizarre… » bref voilà. Je l’ai utilisé pendant des mois sans aucun souci de ce genre et ça me rend triste. Ça me rend triste parce que les gens ne sont pas capables de faire d’efforts, rien qu’un petit effort pour la planète. Ils doivent utiliser une bouteille de liquide vaisselle toutes les deux semaines donc 24 bouteilles en un an, c’est énorme (à l’échelle mondiale je préfère ne pas imaginer) surtout quand je sais qu’un savon de Marseille de 600 grammes sans emballage doit me durer 1 an. 

Toute mon enfance ma mère a utilisé des huiles essentielles, de l’homéopathie et j’ai toujours dénigré ses pratiques. Je disais « Oh c’est quoi ces trucs ça soigne rien je veux un Doliprane ». Je regrette, je regrette sincèrement d’avoir pensé ça et d’avoir pris 19 ans à m’en rendre compte. Et maintenant c’est moi qui veut lui faire des leçons c’est ridicule…. Mais maintenant que je m’en rends compte je ne peux pas laisser faire ce massacre. 

Je pense que le problème est que les gens trouvent que penser et agir en harmonie avec la planète c’est compliqué. Ce n’est pas compliqué c’est normal. C’est moins compliqué et moins coûteux que d’acheter 15 produits différents en super marché. Avec un savon de Marseille je fais le ménage, je me brosse les dents, je fais la vaisselle, je me lave le corps, je me lave les cheveux, je fais la lessive. Ne pensez vous pas que je fais des économies ? Trouvez vous ça plus compliqué ? 

Est ce que pour autant je vis mal ? Non, du tout. Je n’ai presque plus rien dans mes placards, je n’ai pas à acheter le dernier super détachant qui marche trop bien à l’odeur des îles et surtout je ne me ruine pas la santé.

Oui les produits du commerce détruisent notre santé. Les shampoings, déo, crèmes en tout genre, liquide vaisselle, lessive, produits ménagers, désodorisants contiennent des substances toxiques qui nuisent à votre santé, celle de vos enfants. Dans un shampoing lambda genre Garnier, le petit marseillais on trouve du silicone, des allergènes, des perturbateurs endocriniens, des conservateurs très dangereux, des parfums et colorants de synthèse. Je ne serais jamais en phase avec moi même si j’osais donner ça à mon enfant. Vous imaginez qu’un bébé qui vient de naître a déjà plus de 10 substances toxiques dans son corps ??? Ces constats me rendent vraiment triste.

Je vois aussi des gens qui posent des questions du style « Est ce que c’est vraiment grave si j’utilise de l’huile de palme dans ma recette de savon? ». Non mais comment peut on se poser la question ! C’est comme si je disais « Est ce que c’est grave si pour me faire un savon je participe à la destruction de magnifiques forêts, j’encourage l’exploitation de personnes et surtout je tue consciemment des orangs outangs et d’autres espèces qui sont toutes aussi humaines que nous »? Ce genre de réflexions me font pleurer, sérieux.

Maintenant que je me rends compte de tout ça je ne peux tout simplement pas laisser faire sans rien dire. Même si mes efforts ne servent pas à grande chose face à l’immensité des industries. Je compte proposer de faire de la sensibilisation dans les écoles, même bénévolement je m’en fou. Comment laisser les petits êtres qui feront notre futur, être ignorants de ce qu’est la vie. La vie ce n’est pas le Nutella, les tonnes de jouets en plastiques, les pailles jetables. 

Encore d’autres réflexions que j’ai eu (Désolé belle maman c’est votre tour !) Nous avions acheté des assiettes en plastiques pour manger parfois, ça nous évitait de faire la vaisselle. Il m’en reste encore. Ma belle mère nous demande l’autre fois pourquoi on ne les utilise plus. Je lui explique donc que, comme elle le sait, le plastique c’est très mauvais, c’est à usage unique et ça ne se recycle presque pas. Elle me répond : « mais tu utilises de l’eau pour nettoyer tes assiettes, est ce que ce n’est pas égal, ou pire? ». Je comprends la réponse, ça paraît logique. Mais on ne pense pas assez loin. Imaginez la pollution qu’engendre la production des assiettes en plastique ? De sa production jusqu’à sa mise en rayon. Il y a la fabrication du plastique, puis la fabrication des assiettes, l’emballage, le transport et encore tellement de choses. En comparaison avec l’eau que j’utilise pour laver mes assiettes vous comprenez bien que c’est infime. 

Je dois avoir encore des milliards de milliards de choses à dire mais je pense que ce sera tout pour aujourd’hui. J’espère sincèrement, plus que tout, que ce petit article va vous inspirer, vous ouvrir les yeux, je ne sais pas… Et encore une fois je ne suis pas écolo. Je suis normale.